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Du 25 au 28 Février prochain se tiendra, à Bamako, la 4è édition du Salon de l’Habitat de Bamako dit “SAHABA 2010”. La révélation, qui a été faite ce samedi 16 Janvier par les organisateurs de l’évènement, à la faveur d’une conférence animée dans un hôtel de la place, a réuni, entre autres, le Président de l’APIM, M. Moussa Coulibaly ; et le Conseiller Technique du département des Affaires Foncières et du Logement.
Pour cette 4è édition, le thème retenu par les organisateurs est : “Perspectives et enjeux de la promotion immobilière pour le prochain Cinquantenaire” , un thème qui cadre parfaitement avec la volonté des hautes autorités du pays qui consiste à faire, de l’année 2010, une fête de (et pour) tous les Maliens. Aussi, ce fut l’occasion, pour les conférenciers, de faire le point des préparatifs de ce Salon et d’évoquer le bilan des éditions précédentes.
Comme indiqué par le Président de l’APIM, M. Moussa Coulibaly, cette initiative découle du constat que la majeure partie des citoyens, notamment les non salariés, sont exclus de la politique du logement... Mais depuis l’institution de ce Salon par les promoteurs immobiliers, le constat a été fait qu’il y a eu un grand changement, d’une part entre l’Etat et les promoteurs immobiliers, d’autre part entre les promoteurs eux-mêmes. C’est pourquoi cette 4è édition est attendue avec autant d’impatience que d’espoir. Aussi, à en croire le Président de l’APIM, pour cette année 2010, il est attendu la construction de 4 000 logements pour le Cinquantenaire. D’autres logements sont attendus à Kati où il y aura d’ailleurs une ville entièrement dédiée à ce Cinquantenaire. Les conférenciers ont également profité de cette rencontre pour non seulement évaluer le bilan des éditions passées, mais aussi pour évoquer les grandes innovations que promet cette 4è édition, car, assurent-ils, ils mettront beaucoup l’accent sur la question du financement immobilier, parce que le Salon a été une bonne expérience pour les acteurs. Aussi, tous les problèmes touchant le secteur du BTP (Bâtiments et Travaux Publics) seront abordés, notamment la question liée au développement des villes et qu’on a aujourd’hui du mal à maîtriser. En plus, il sera question du problème des schémas directeurs qui ne sont jamais respectés. Conscients du fait que les acteurs ont la capacité de mobiliser les ressources, la réflexion sera don menée pour davantageplus d’actions et de synergie avec les autorités, notamment avec le département de tutelle qui, dit-on, n’a jamais ménagé ses efforts pour la réussite de ce Salon. C’est donc en tandem avec le département de tutelle que chaque année, l’APIM organise ce Salon depuis qu’il a été institué : toute chose qui a permis de donner un nouvel élan à la promotion immobilière. Concients que le Mali a une bonne meilleure politique en matière de logement, les acteurs du secteur veulent aujourd’hui que la filière soit moralisée, à l’instar de toutes les branches d’activité. Mais l’autre problème évoqué au cours de ce point de presse, c’est le coût élevé de la viabilisation. A ce sujet, les acteurs ont demandé qu’une réflexion soit mûrie autour de la question car, assurent-ils, les banques ne peuvent pas supporter le coût de l’Habitat. Cette conférence a enfin été une autre occasion d’évoquer le bilan de la participation de l’APIM aux Assises Nationales sur le Foncier. Laya DIARRA Le Soir de Bamako du 18 Janvier 2010 |